1. Le programme en un coup d'œil
Indication. Une personne adulte, de tout sexe et de toute orientation, qui subit ou a subi des violences de la part d'un partenaire ou d'un ex-partenaire intime : physiques, sexuelles, psychologiques, économiques, ou un contrôle coercitif, c'est-à-dire un ensemble de moyens qui privent une personne de sa liberté, avec ou sans coups (section 4). Elle peut vivre encore avec l'auteur, être en train de partir, ou être séparée.
Modèle de référence. Un accompagnement en deux temps. Le premier, centré sur le présent, emprunte à l'accompagnement spécialisé des victimes, évalué sous le nom anglais d'advocacy (section 14), et aux programmes d'autonomisation : évaluer le danger, construire un plan de protection, rendre à la personne des appuis et la maîtrise de ses décisions. Le second, quand le danger a cessé, emprunte aux thérapies cognitives et comportementales centrées sur le trauma qui ont été adaptées aux victimes de violences conjugales : la culpabilité, la honte, le souvenir, les relations.
Format. Quatorze séances individuelles, en deux temps : six séances pour se protéger et reprendre appui, huit pour se reconstruire une fois le danger passé. Les séances durent 60 minutes, sauf les séances 10 et 11, consacrées au souvenir, qui durent 90 minutes. Une séance par semaine. Tant que le danger dure, le premier temps se prolonge en suivi régulier, sans limite fixée d'avance (section 31). Trois séances de rappel, à un, trois et six mois après la dernière séance. Ce total est un assemblage, qui n'a pas été évalué comme tel : le premier temps reprend l'ordre de grandeur des programmes centrés sur le présent évalués en foyer, de 12 à 16 séances au plus (D. M. Johnson et coll., 2011, 2020), et le second celui de la thérapie cognitive du trauma de Kubany, huit à onze séances d'une heure et demie (section 14).
Mécanisme visé. Le contrôle coercitif agit en rétrécissant le monde de la personne : moins de liens, moins d'argent, moins de liberté de mouvement, moins de confiance dans son propre jugement, et davantage de peur. Le programme fait l'inverse, dans cet ordre : réduire le danger, rendre des ressources et des choix, puis traiter ce que la violence a laissé.
| Séance |
Objet |
Livrable de séance |
| 1 |
Accueillir et évaluer le danger |
Danger et risque suicidaire évalués, moyen de contact sûr convenu |
| 2 |
Le plan de protection |
Plan écrit et rangé en lieu sûr, service spécialisé contacté |
| 3 |
Nommer ce qui se passe |
Formes de contrôle reconnues, relevé daté commencé |
| 4 |
Décider à son rythme |
Décision du moment écrite, avec ce qui la rend plus sûre |
| 5 |
Retrouver des appuis |
Trois appuis repris, une personne de confiance choisie |
| 6 |
Tenir debout, et choisir la suite |
Plan pour le sommeil et l'humeur, passage décidé |
| 7 |
Changer de temps |
Mesures refaites, cibles du second temps choisies |
| 8 |
La culpabilité |
Responsabilité redistribuée par écrit |
| 9 |
La honte et la confiance en son jugement |
Croyance sur soi recotée |
| 10 |
Le souvenir |
Premier récit complet, points chauds repérés |
| 11 |
Le souvenir, suite, et ce qui est évité |
Points chauds repris, une situation sûre reprise |
| 12 |
L'ex-partenaire et les enfants |
Règles de contact écrites |
| 13 |
Les relations à venir |
Repères de confiance graduée écrits |
| 14 |
Bilan et suite |
Mesures comparées, plan écrit, rappels fixés |
Ce que la personne emporte. Neuf fiches imprimables (section 38). La plupart ne rentrent jamais à la maison : une fiche trouvée par l'auteur peut mettre la personne en danger, et chacune dit où elle se range.
Ce qui distingue ce programme des autres manuels de ce site. Trois choses. La personne vit souvent encore auprès de celui qui la menace : la sécurité n'y est pas une vérification préalable, comme dans Trouble de stress post-traumatique de l'adulte : manuel du thérapeute, mais l'objet même du premier temps. La décision de rester, de partir ou d'attendre appartient à la personne, et le suivi n'est jamais conditionné à un départ. Enfin, tout ce qui relève du droit renvoie à la loi du pays où vous exercez et à votre code de déontologie.
2. Avant de commencer
Les quatre décisions préalables
La personne est-elle en danger aujourd'hui ? C'est la question qui commande tout (section 9). Un danger immédiat transforme la séance en mise à l'abri, avec les ressources et selon la loi de votre pays.
Y a-t-il un risque suicidaire ? Il est fréquent dans cette population et se cherche explicitement (section 12).
Y a-t-il des enfants au foyer ? Leur exposition aux violences est en elle-même une atteinte, et elle peut appeler une démarche de protection (section 10).
Peut-on joindre la personne sans danger ? Avant même la première séance, convenez du moyen de la contacter, de ce qu'on peut laisser comme message, et de ce que deviennent les rappels de rendez-vous. La Haute Autorité de santé (HAS), l'agence française qui publie les recommandations de bonne pratique, demande de s'assurer que la patiente est joignable sans être mise en danger (Haute Autorité de santé, 2019). Ses recommandations sont citées dans ce manuel pour leur contenu clinique ; ce qui y relève du droit français n'est repris qu'en exemple.
Ce que ce programme ne traite pas
Il ne traite pas l'auteur des violences. Si l'auteur est aussi votre patient, vous ne suivez pas la victime : le conflit d'intérêts est intenable, et elle ne pourrait pas parler librement. Orientez-la vers un confrère.
Il ne propose pas de thérapie de couple tant que la violence ou le contrôle persistent. Elle y est contre-indiquée, de même que la médiation entre partenaires : une personne contrôlée ne parle pas librement en présence de l'autre et paie en rentrant ce qu'elle a dit. Thérapie de couple : manuel du thérapeute l'explique à sa section 9 et dit ce qui se fait à la place.
Il ne remplace pas les services spécialisés, qui informent sur les droits, accompagnent les démarches et proposent un hébergement. Le programme travaille avec eux, pas à leur place (section 14).
Il ne traite pas seul un trouble de stress post-traumatique (TSPT) complexe qui domine le tableau, c'est-à-dire un TSPT accompagné de perturbations durables de la régulation des émotions, de l'image de soi et des relations (section 7). Le second temps en traite les éléments ; si ce tableau prend le dessus, Trouble de stress post-traumatique complexe : manuel du thérapeute prend le relais.
Il ne traite pas les enfants. Il les protège, il oriente, et il aide le parent ; les enfants qui souffrent ont leur propre suivi (section 34).
Comment l'utiliser
Lisez l'ensemble avant la première séance, en particulier les sections 9, 10, 11 et 32 : l'évaluation du danger, la protection, le secret et les traces écrites, et le plan de protection en détail. Ce sont les quatre endroits où une erreur peut avoir des conséquences le jour même.
Le programme a deux entrées. Une personne qui subit encore des violences, ou qui vient de partir, commence à la séance 1 et reste dans le premier temps aussi longtemps que le danger dure. Une personne séparée depuis longtemps, sans contact ni menace, passe tout de même par la séance 1, parce que l'évaluation du danger ne se saute jamais, puis par une séance 2 réduite à l'essentiel, et rejoint la séance 7.
Trois avertissements propres à ce motif de consultation.
La violence se dit rarement en premier. La personne consulte pour une dépression, une insomnie, des crises d'angoisse, un épuisement. Si vous ne posez pas la question, vous traiterez la dépression d'une personne en danger.
Votre envie qu'elle parte est un risque. Elle est légitime, et elle peut faire perdre la personne, qui a déjà quelqu'un qui décide pour elle. Le départ est souvent le moment le plus dangereux (section 9) : il se prépare, il ne s'exige pas.
Et la supervision n'est pas facultative. Ces suivis exposent à l'impuissance, à la colère, à la peur pour la personne, et parfois pour soi. Cela se travaille en supervision.
3. Quatre situations à ne pas confondre
Le mot « violence conjugale » recouvre des réalités différentes. Le sociologue Michael Johnson a montré que ce qui les sépare n'est pas la présence de coups, mais celle d'un contrôle général de l'un sur l'autre (M. P. Johnson, 2008). Ces situations n'appellent pas la même conduite.
1. Le contrôle coercitif, avec ou sans coups
Ce que vous observez. Une personne qui a peur, qui demande la permission, qui ne dispose plus librement de son argent, de son téléphone, de ses sorties ni de ses relations. Des humiliations, des menaces, une surveillance ; parfois des violences physiques ou sexuelles, parfois aucune.
Ce qui oriente. La peur entre les épisodes, et la perte de liberté dans la vie de tous les jours. Johnson parle de terrorisme intime quand ce contrôle s'accompagne de violences ; dans les couples hétérosexuels, il est surtout le fait d'hommes envers des femmes (M. P. Johnson, 2008).
Ce que cela implique. C'est le programme décrit ici, en commençant par le premier temps.
2. Le conflit qui dégénère
Ce que vous observez. Des disputes qui vont jusqu'à des gestes violents, souvent des deux côtés, sans que l'un domine la vie de l'autre et sans peur entre les disputes. Johnson parle de violence situationnelle.
Ce qui oriente. L'absence de contrôle et de peur. La distinction ne se fait qu'avec chacun seul, et prudemment, parce qu'une personne contrôlée minimise souvent ce qu'elle vit.
Ce que cela implique. L'évaluation du danger de la section 9 se fait quand même. Si la violence situationnelle se confirme, sans contrôle ni peur, Thérapie de couple : manuel du thérapeute décrit les conditions strictes sous lesquelles un travail à deux reste possible.
3. La violence passée, dont les séquelles dominent
Ce que vous observez. Une personne séparée depuis longtemps, sans contact ni menace, qui consulte pour des reviviscences, une dépression, une méfiance envers toute relation, une honte persistante.
Ce qui oriente. L'absence de danger actuel, vérifiée et non supposée.
Ce que cela implique. La séance 1, puis le second temps. Si le trouble de stress post-traumatique occupe toute la place, Trouble de stress post-traumatique de l'adulte : manuel du thérapeute convient aussi.
4. La violence de résistance, et la personne qui se dit victime
Ce que vous observez. Une personne qui a frappé, parfois une seule fois, et qui se présente comme violente. Ou, à l'inverse, une personne qui se présente comme victime et dont le récit décrit surtout son propre contrôle sur l'autre.
Ce qui oriente. Qui a peur de qui, qui décide, qui surveille. Johnson appelle violence de résistance le geste de la personne contrôlée qui répond un jour par la force (M. P. Johnson, 2008) ; ce geste ne fait pas d'elle l'égale de l'autre.
Ce que cela implique. Dans le premier cas, la personne relève de ce programme, et son geste se travaille sans en faire une équivalence. Dans le second, le programme ne s'applique pas : la personne qui exerce le contrôle relève d'un programme destiné aux auteurs, dont les effets mesurés sur la récidive restent faibles (Babcock et coll., 2024).
Les trois questions du tri
« Vous est-il déjà arrivé d'avoir peur de votre partenaire ? » Elle figure parmi les questions de repérage de la HAS, et elle vise le cœur du contrôle coercitif : la peur.
« Qu'est-ce que vous ne pouvez plus faire librement : voir quelqu'un, dépenser, sortir, utiliser votre téléphone ? » Elle isole la perte de liberté.
« Au pire d'une dispute, que se passe-t-il ? » Elle fait apparaître ce que recouvrent les mots « dispute » ou « tension ».
4. Les formes de la violence et ce qu'elles produisent
Les formes
La violence physique. Coups, bousculades, brûlures, séquestration, et la strangulation, qui mérite une place à part : elle laisse peu de traces visibles, elle peut entraîner une perte de connaissance et des lésions qui se révèlent plus tard, et elle compte parmi les marqueurs de danger les plus graves (section 9).
La violence sexuelle. Rapports imposés, actes non voulus, contrainte par la menace ou par l'insistance, pression sur la contraception ou la grossesse. C'est la moins dite : dans l'enquête française de victimation, les femmes victimes de violences sexuelles au sein du couple sont celles qui portent le moins souvent plainte, 12 % d'entre elles (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains [MIPROF], 2025).
La violence psychologique et verbale. Humiliations, insultes, dénigrement, menaces de mort, de partir avec les enfants, de se suicider ou de révéler un secret, et la manipulation qui fait douter la personne de sa mémoire et de son jugement. C'est la forme la plus fréquente : dans la même enquête, 74 % des femmes victimes en rapportaient (MIPROF, 2025).
La violence économique. Contrôle de l'argent, des comptes et des documents d'identité, interdiction de travailler ou sabotage du travail, dettes contractées au nom de la personne. La HAS la nomme parmi les formes de violence au sein du couple (Haute Autorité de santé, 2019), et elle peut rendre un départ matériellement impossible.
La surveillance par le numérique. Lecture des messages, géolocalisation, accès aux comptes, logiciels espions, harcèlement par messages. Ces atteintes ne demandent le plus souvent aucune compétence technique : un téléphone acheté par l'auteur, un compte partagé, un code connu ou une application espion prête à l'emploi suffisent (Freed et coll., 2018).
Le contrôle coercitif. Ce n'est pas une forme de plus, c'est ce qui relie les autres. Evan Stark, qui a proposé la notion, décrit l'association de la violence et de l'intimidation d'un côté, de l'isolement et de la régulation de la vie quotidienne de l'autre, et soutient que ce qui fait le plus de mal est souvent la privation de liberté plutôt que les coups (Stark, 2007).
Le cycle. La HAS décrit des violences qui évoluent par cycles : montée de la tension, agression, justification où l'auteur rend la victime coupable, puis accalmie où il promet que cela ne recommencera pas ; sans intervention, les cycles se répètent et s'aggravent. Elle en tire une conséquence clinique importante : la victime a tendance à revenir sur ses demandes d'aide et sur ses démarches (Haute Autorité de santé, 2019). Toutes les personnes ne reconnaissent pas un cycle : dans le contrôle coercitif, la pression est souvent continue (Stark, 2007).
Après la séparation. Les violences ne s'arrêtent pas toujours au départ : harcèlement, menaces, surveillance, procédures à répétition, et usage des enfants comme moyen de contact ou de pression.
Ce qu'elles produisent
Le trouble de stress post-traumatique. Dans une méta-analyse ancienne mais souvent citée, menée sur des échantillons variés de femmes victimes de violences conjugales, sa prévalence moyenne atteignait 63,8 % dans onze études (Golding, 1999). Ces moyennes variaient beaucoup d'une étude à l'autre, selon l'endroit où les femmes avaient été recrutées, et elles décrivent des groupes, pas une personne.
La dépression. Elle atteignait 47,6 % dans dix-huit études (Golding, 1999). Le lien va dans les deux sens : chez les femmes, les violences précèdent l'apparition de symptômes dépressifs, et les symptômes dépressifs précèdent de nouvelles violences (Devries et coll., 2013).
Les idées et les conduites suicidaires. Section 12.
L'alcool et les autres produits. Un abus d'alcool concernait 18,5 % des femmes dans dix études, et celui d'autres produits 8,9 % dans quatre (Golding, 1999).
Le contrôle sans coups. Une méta-analyse de quarante-cinq études trouve des associations modérées entre le contrôle coercitif et le TSPT comme la dépression (Lohmann et coll., 2024). L'absence de coups ne veut pas dire l'absence de dégâts.
Le corps. Douleurs chroniques, troubles digestifs, lésions répétées et mal expliquées figurent parmi les signes d'alerte de la HAS. Les coups à la tête et la strangulation peuvent laisser des lésions cérébrales : dans un échantillon de 99 femmes victimes, près des trois quarts avaient subi au moins une lésion cérébrale liée au partenaire, et leur sévérité était associée à de moins bonnes performances de mémoire et d'apprentissage (Valera et Berenbaum, 2003).
La façon dont la personne se voit. Honte, culpabilité, sentiment d'impuissance, dévalorisation : la HAS les nomme parmi les retentissements à repérer (Haute Autorité de santé, 2019). Elles sont souvent la reprise, à la première personne, de ce que l'auteur a répété pendant des années.
5. Ce qui retient, et ce qui entretient la souffrance
La question « pourquoi ne part-elle pas ? » est celle que la personne entend le plus, et celle qui l'isole le plus. Elle a des réponses, et vous devez les connaître pour ne pas la poser.
Ce qui retient
La peur, souvent fondée. Dans une étude cas-témoins sur des femmes tuées par leur partenaire, la séparation, en particulier d'avec un partenaire contrôlant, figurait parmi les facteurs de risque (Campbell et coll., 2003). Rester est parfois, à court terme, le choix le plus sûr.
Les obstacles matériels. L'argent, le logement, les papiers, le titre de séjour, le travail, et les enfants.
L'isolement. Moins de personnes pour aider, et moins de regards extérieurs pour dire que ce qui se passe n'est pas normal.
L'attachement. Dans une étude de femmes qui venaient de quitter un partenaire violent, l'intermittence des mauvais traitements et le déséquilibre de pouvoir étaient associés à un attachement qui persistait après la séparation et ne diminuait que d'environ un quart en six mois (Dutton et Painter, 1993). L'alternance de peur et de tendresse attache plus qu'elle ne repousse.
L'espoir que cela change, entretenu par les excuses et les promesses de la phase d'accalmie.
Les enfants : vouloir leur garder leurs deux parents, craindre de les perdre, ou céder à des menaces qui les visent.
Les réponses déjà reçues. Parmi les femmes victimes qui n'avaient rien déclaré aux forces de sécurité, un tiers exprimait une méfiance envers l'efficacité des procédures (MIPROF, 2025).
Et le fait que partir est un processus. Une revue des travaux sur le départ montre que les femmes victimes changent plusieurs fois leur façon de penser la violence avant de partir définitivement, et que certaines vont plus mal juste après leur départ que lorsqu'elles étaient encore dans la relation (Anderson et Saunders, 2003). Un retour n'est donc pas un échec du suivi : c'est souvent une étape.
Ce qui entretient la souffrance
Le danger réel. Tant qu'il dure, la vigilance est une adaptation, pas un symptôme à réduire.
La perte de ressources. La théorie de la conservation des ressources de Stevan Hobfoll pose que ce qui menace une personne est la perte, réelle ou redoutée, de ce à quoi elle tient : liens, argent, logement, santé, estime de soi (Hobfoll, 1989). Les violences en retirent beaucoup, et la souffrance réduit à son tour la capacité d'en reconstituer : c'est la spirale sur laquelle s'appuie l'un des programmes évalués pour les victimes en foyer (D. M. Johnson et coll., 2011).
L'auto-accusation. « Si j'avais été différente, il ne serait pas comme ça. » Elle reprend souvent mot pour mot le discours de l'auteur, et elle entretient la honte et le silence.
L'évitement, une fois la personne en sécurité, comme dans tout trouble de stress post-traumatique.
Le cercle complet
Le contrôle isole et fait peur ; la peur et la honte font taire ; le silence renforce l'isolement et le doute de soi, et le contrôle s'étend. Le premier temps du programme attaque ce cercle par la sécurité et les ressources ; le second, par les significations et le souvenir.