Ce programme est un manuel de traitement destiné à des professionnels de la santé mentale. Il suppose une formation clinique, une expérience du travail avec les enfants et les adolescents, et un cadre de supervision. Il ne remplace ni votre jugement clinique ni votre responsabilité déontologique. Les critères diagnostiques y sont reformulés dans nos propres mots, jamais reproduits : reportez-vous aux manuels originaux pour la lettre du texte.
1. Le programme en un coup d'œil
Indication. Épisode dépressif caractérisé chez l'enfant à partir de huit ans environ et chez l'adolescent jusqu'à dix-huit ans, d'intensité légère à sévère, avec ou sans traitement médicamenteux associé.
Modèle de référence. La thérapie cognitive et comportementale de la dépression adaptée à l'enfant et à l'adolescent, dans la lignée des protocoles évalués par les grands essais pédiatriques, et l'activation comportementale. Le protocole retient l'ordre que les données soutiennent : la sécurité d'abord, le comportement ensuite, le cognitif quand l'âge le permet.
Format. Seize séances de 50 minutes, hebdomadaires jusqu'à la séance 12, puis toutes les deux semaines. Quatre d'entre elles reviennent aux parents — les séances 4, 11, et deux temps conjoints en 1 et 16. Deux séances de rappel, à un mois puis à trois mois.
Mécanisme visé. Non pas remonter l'humeur directement, mais cinq changements : sécuriser, remettre en marche des activités qui produisent du plaisir et du contact, apprendre à nommer et mesurer les émotions, rendre les interprétations accessibles à l'examen quand le développement le permet, et modifier ce que l'entourage fait de la tristesse et de l'irritabilité.
| Séance |
Objet |
Livrable de séance |
| 1 |
Évaluer à trois voix, poser le cadre |
Cadre et secret expliqués, relevé installé |
| 2 |
Le risque suicidaire et la sécurité |
Plan de sécurité écrit, moyens sécurisés |
| 3 |
La formulation, expliquée à l'enfant |
Schéma dessiné avec ses mots |
| 4 |
Séance parents : comprendre et changer |
Trois consignes tenues à la maison |
| 5 |
L'activation : observer |
Une semaine de moments relevés |
| 6 |
L'activation : programmer |
Trois activités planifiées |
| 7 |
Les obstacles : le refus et la fatigue |
Analyse d'un refus |
| 8 |
Les émotions : les nommer, les mesurer |
Thermomètre installé |
| 9 |
Repérer les pensées |
Relevé à trois colonnes ou bandes dessinées |
| 10 |
Mettre les pensées à l'épreuve |
Une pensée examinée avec des preuves |
| 11 |
Séance parents : critiques et conflits |
Une règle de communication changée |
| 12 |
Les relations et le retour à l'école |
Un contact repris, un aménagement écrit |
| 13 |
La résolution de problèmes |
Un problème traité en six étapes |
| 14 |
Le sommeil, le corps, les écrans |
Heure de coucher et de lever fixées |
| 15 |
L'autocritique et la honte |
Réponse écrite à la voix critique |
| 16 |
Bilan, rechute, séance conjointe |
Plan écrit de la main du jeune |
Ce que le jeune et les parents emportent. Sept fiches imprimables, listées à la section 38 et téléchargeables depuis cette page : mes moments, mes journées, mon thermomètre, mes pensées, mon plan de sécurité, le coin des parents, mon plan pour la suite.
Ce qui distingue ce programme du manuel adulte. Trois choses. L'irritabilité y est traitée comme une présentation de la dépression et non comme un trouble du comportement. L'évaluation se fait à trois voix, et le désaccord entre elles est une donnée et non un problème. Et les parents y sont des acteurs du traitement : ce qu'ils font de la tristesse et de la colère de leur enfant entretient ou défait l'épisode.
2. Avant de commencer
À qui ce programme est destiné
Ce texte s'adresse à des psychologues, pédopsychiatres, psychothérapeutes et médecins formés à la thérapie cognitive et comportementale de l'enfant et de l'adolescent. Il suppose que vous savez conduire un entretien avec un mineur et avec sa famille, que vous savez évaluer un risque suicidaire chez un jeune et agir en conséquence, et que vous connaissez le cadre légal qui régit le soin d'un mineur dans votre pays.
Il n'est destiné ni aux jeunes ni aux parents. Il contient les procédures, les seuils, les critères de non-réponse, et il évoque des questions — suicide, médicament, signalement, pronostic — qui doivent être dites autrement quand on s'adresse à la personne concernée ou à sa famille.
La question préalable : de quoi s'agit-il ?
Quatre décisions se prennent avant la première procédure, et elles ne se prennent pas en une séance.
Est-ce un épisode dépressif caractérisé ? Un adolescent maussade pendant trois semaines après une rupture n'en fait pas un. La section 5 donne les éléments, la section 7 donne ce qu'il faut écarter.
L'irritabilité est-elle celle d'une dépression, ou celle d'autre chose ? C'est la question la plus spécifique de ce manuel. Un enfant irritable en permanence depuis des années ne présente pas le même tableau qu'un enfant devenu irritable il y a quatre mois. Voir la section 7.
Y a-t-il eu une hypomanie ou une manie ? La question se pose ici comme chez l'adulte, avec une difficulté supplémentaire : ce qui ressemble à de l'excitation chez un enfant est rarement une hypomanie, et les antécédents familiaux comptent davantage. Avis spécialisé avant toute instauration d'antidépresseur en cas de doute.
Quel est le risque suicidaire, maintenant ? La séance 2 lui est entièrement consacrée, et la section 10 vous dit comment la conduire.
Ce que ce programme ne traite pas
Il ne traite pas un trouble disruptif avec dysrégulation émotionnelle. L'irritabilité chronique installée depuis l'enfance relève d'une autre prise en charge. La distinction est développée à la section 7 ; elle est délicate et elle commande tout le reste.
Il ne traite pas une dépression bipolaire. Le travail comportemental y a sa place, dans un cadre différent et avec un pédopsychiatre.
Il ne traite pas seul une dépression sévère avec caractéristiques psychotiques, un refus alimentaire, ou un risque suicidaire élevé. Ce sont des situations où l'avis pédopsychiatrique est premier, et parfois l'hospitalisation.
Il ne traite pas une situation de maltraitance en cours. Un enfant qui vit dans un environnement dangereux n'a pas besoin d'abord d'une thérapie : il a besoin d'être protégé. La section 7 le dit, et la section 11 dit ce que vous faites de ce que vous apprenez.
Ce que ce programme n'est pas
Ce n'est pas un traitement médicamenteux, et il ne s'y substitue pas. La place du médicament est dite à la section 13, en entier.
Ce n'est pas une guidance parentale. Les parents y ont quatre séances, mais l'objet du traitement est l'épisode dépressif du jeune, pas l'éducation.
Ce n'est pas une thérapie familiale. Ce qui se passe entre les parents, entre les parents et l'enfant, dans une fratrie, est pris en compte et parfois traité — mais ce manuel ne remplace pas une indication de thérapie familiale quand elle s'impose.
Comment l'utiliser
Lisez l'ensemble avant la première séance, en particulier les sections 7, 10, 11 et 13 : le différentiel, le risque suicidaire, le secret professionnel, et le médicament. Ce sont les quatre endroits où l'on se trompe, et les deux du milieu peuvent avoir des conséquences immédiates.
Chaque séance est décrite selon la même charpente : l'objectif, le déroulé en étapes, ce que vous dites, les erreurs fréquentes, et le critère de passage.
Un avertissement propre à cet âge. Le jeune n'est presque jamais demandeur. Il vient parce qu'on l'amène, il s'assoit en disant que tout va bien, et il attend que l'heure passe. Cela ne veut pas dire qu'il refuse le soin : cela veut dire que l'alliance est à construire avec lui et pas seulement avec ses parents, et que la première séance décide de beaucoup.
3. Le tableau clinique selon l'âge
Ce qui trompe
La dépression de l'enfant ne ressemble pas à celle de l'adulte, et c'est la première cause de retard diagnostique. Trois pièges reviennent.
L'irritabilité passe pour un problème de comportement. Un enfant qui claque les portes, répond, se met en colère pour un devoir est vu comme insolent. Chez l'adulte on chercherait l'humeur ; chez l'enfant on cherche une punition.
Les plaintes somatiques passent pour un problème médical. Maux de ventre, maux de tête, fatigue, et un parcours de consultations qui dure des mois avant que quelqu'un demande comment ça va à l'école.
Le retrait passe pour de la timidité ou pour l'adolescence. « Il est dans sa chambre, c'est de son âge » est vrai la plupart du temps, et c'est précisément ce qui fait manquer les cas où ce n'en est pas.
Avant dix ans environ
L'humeur se donne à voir plus qu'elle ne se dit. L'enfant ne déclare pas sa tristesse : il la joue, la somatise, ou la nie.
Ce que vous observez. Irritabilité et colères disproportionnées, perte d'intérêt pour le jeu — signe majeur et souvent négligé —, plaintes somatiques répétées, refus scolaire, régression, agrippement, troubles du sommeil, changement d'appétit, chute des résultats.
Ce que vous entendez de l'enfant. Des phrases courtes et concrètes : « je suis nul », « personne m'aime », « je m'ennuie tout le temps ». Et des idées de mort formulées sans détour, parfois avec un calme qui déconcerte.
Ce que rapportent les parents. Qu'il a changé. C'est souvent la donnée la plus fiable : le changement par rapport à l'enfant qu'ils connaissaient.
De dix à treize ans
La période charnière. L'enfant commence à pouvoir nommer, mais pas encore à examiner ses pensées de façon abstraite.
Le tableau se rapproche de l'adulte : tristesse verbalisée, autodépréciation, culpabilité, perte d'intérêt, fatigue. L'irritabilité reste très présente. L'école devient un révélateur : baisse des notes, évitement, conflits.
C'est aussi l'âge où les comparaisons sociales deviennent douloureuses, et où le harcèlement produit des tableaux dépressifs francs. À chercher systématiquement.
À l'adolescence
Le tableau ressemble davantage à celui de l'adulte, avec quatre différences qui comptent.
L'irritabilité reste au premier plan chez une grande partie des adolescents déprimés, et elle coexiste avec la tristesse au lieu de la remplacer.
L'hypersomnie et l'augmentation de l'appétit sont plus fréquentes qu'à l'âge adulte, alors qu'on attend l'inverse.
La réactivité de l'humeur est conservée plus souvent : l'adolescent peut rire avec ses amis le soir et être effondré le lendemain matin. Cela fait douter les parents — et parfois les cliniciens — de la réalité du trouble.
Les conduites occupent le devant : consommations, conduites à risque, automutilations, décrochage. Elles masquent l'épisode plus qu'elles ne le révèlent.
Ce qui entretient l'épisode
C'est la partie utile du tableau, parce que c'est celle qu'on traite.
Le retrait. Moins d'activités, moins d'amis, plus de chambre et d'écran. La boucle est la même que chez l'adulte, en plus rapide : à cet âge, quelques semaines suffisent à perdre une place dans un groupe.
L'évitement scolaire. Chaque jour manqué rend le retour plus difficile, et le retard accumulé devient une raison objective de ne pas y aller.
La rumination, présente dès l'adolescence, sur les mêmes thèmes que chez l'adulte, avec une composante sociale plus forte.
Ce que fait l'entourage. C'est ce que ce manuel ajoute. Quatre réactions parentales, toutes bien intentionnées, entretiennent l'épisode : la critique — « tu te laisses aller » —, la sur-protection qui dispense de tout effort, l'accommodation qui organise la maison autour de l'évitement, et la mise en compétition avec la fratrie.
Le harcèlement, s'il est en cours. Aucun protocole ne fonctionne par-dessus un harcèlement actif. Il se cherche à la première séance et il se traite en premier.
Ce que la dépression n'est pas
Ce n'est pas une crise d'adolescence. L'adolescence produit des variations d'humeur, des conflits, un repli relatif. Elle ne produit ni une anhédonie durable, ni une autodépréciation stable, ni des idées de mort persistantes.
Ce n'est pas un manque de volonté, et ce n'est pas de la paresse. C'est la phrase la plus importante à dire aux parents, et il faudra la répéter.
Ce n'est pas toujours la faute de quelque chose. Les parents cherchent une cause et se désignent souvent eux-mêmes. Certains épisodes ont un déclencheur évident, d'autres non.
Épidémiologie, en quatre chiffres utiles
La dépression est rare avant la puberté — de l'ordre de un à deux pour cent — et sa fréquence augmente nettement à l'adolescence, pour approcher les chiffres de l'adulte en fin de parcours.
Avant la puberté, garçons et filles sont touchés à parts comparables. L'écart apparaît à l'adolescence, avec une prédominance féminine qui s'installe alors et ne se démentira plus.
Un épisode à l'adolescence augmente fortement le risque d'épisodes à l'âge adulte. C'est l'argument central du travail de prévention de la rechute, et il se dit aux parents.
Et une part importante des épisodes n'est ni repérée ni traitée, en particulier chez les garçons, chez qui l'irritabilité et les conduites sont lues comme un problème de comportement.
4. Le modèle qui guide ce programme
Trois boucles au lieu de deux
Le manuel adulte en décrit deux. Ici il y en a trois, et la troisième est celle qui distingue ce protocole.
La boucle comportementale. Un événement, une perte, un échec, un harcèlement réduisent l'activité. Moins d'activité veut dire moins de plaisir, moins de réussite, moins d'amis. Ce qui réduit encore l'envie et l'activité. Chez le jeune, cette boucle se referme plus vite que chez l'adulte : trois semaines d'absence suffisent à perdre un groupe.
La boucle cognitive. L'interprétation se déforme sur soi, sur les autres, sur l'avenir. Elle est utilisable à partir de dix ou onze ans environ ; avant, on travaille surtout la première boucle.
La boucle interpersonnelle. Le retrait et l'irritabilité provoquent des réactions — critiques des parents, remarques des professeurs, éloignement des camarades — qui confirment au jeune qu'il est nul et qu'on ne l'aime pas. Cette boucle n'est pas un contexte : c'est un mécanisme, et elle se traite.
Ce que ces trois boucles impliquent
On commence par sécuriser. Le risque suicidaire se traite avant tout le reste, à la séance 2. Un protocole d'activation conduit sur un adolescent qui a un plan est une faute.
On commence ensuite par le comportement. Parce que cela agit plus vite, parce que c'est faisable quand on ne peut plus penser, et parce qu'un jeune de neuf ans ne fera pas de travail cognitif abstrait.
On agit avant d'avoir envie. Comme chez l'adulte, mais il faut le dire autrement : « on ne va pas attendre que tu aies envie, parce que l'envie, c'est justement ce qui est cassé en ce moment ».
On travaille l'entourage en même temps. Pas après. Ce que les parents font de la tristesse et de la colère entretient ou défait l'épisode, et quatre séances leur reviennent.
Ce que le modèle explique au jeune
Pourquoi il est énervé tout le temps. C'est la question la plus utile à traiter d'emblée : beaucoup d'adolescents ne se savent pas déprimés, ils se savent irritables et s'en veulent.
Pourquoi il est fatigué en permanence alors qu'il dort beaucoup. Parce que la fatigue de la dépression n'est pas une dette de sommeil, et que rester au lit en ajoute.
Pourquoi tout lui semble sans intérêt, même ce qu'il aimait. L'anhédonie, expliquée avec ses exemples à lui.
Pourquoi il s'engueule avec ses parents plus qu'avant. La boucle interpersonnelle, observée de l'intérieur. Dire qu'elle est prévisible soulage.
Ce que le modèle implique de ne pas faire
Ne pas attendre le retour de l'envie.
Ne pas viser d'abord la tristesse. Ce qui bouge en premier, c'est le nombre d'activités, le contact avec les amis, et le sommeil.
Ne pas rassurer. « Ça va s'arranger » est aussi inopérant ici que chez l'adulte, et l'adolescent y entend qu'on ne l'a pas écouté.
Ne pas prendre parti dans les conflits familiaux. Vous êtes le thérapeute du jeune, et vous travaillez avec ses parents. Ce n'est pas la même chose qu'être son avocat.
5. Les critères du DSM-5-TR, reformulés
Les critères ci-dessous sont une reformulation dans nos propres mots, à usage de rappel. Ils ne remplacent pas le manuel : reportez-vous au DSM-5-TR (American Psychiatric Association, 2022) pour la lettre du texte et les notes d'application.
L'épisode dépressif caractérisé suppose les mêmes éléments qu'à l'âge adulte, avec deux aménagements explicitement prévus pour l'enfant et l'adolescent.
Au moins cinq manifestations présentes pendant la même période de deux semaines, représentant un changement par rapport au fonctionnement antérieur, et parmi lesquelles doit figurer soit une humeur dépressive, soit une perte d'intérêt ou de plaisir.
Premier aménagement : l'humeur peut être irritable plutôt que triste chez l'enfant et l'adolescent. Ce n'est pas une tolérance, c'est une équivalence. Un adolescent constamment irritable depuis deux mois remplit ce critère.
Second aménagement : l'absence de prise de poids attendue peut remplacer la perte de poids. Un enfant qui cesse de grandir en poids sur plusieurs mois est concerné, même si la balance ne descend pas.
Les autres manifestations sont celles de l'adulte : sommeil, énergie, agitation ou ralentissement observables, dévalorisation ou culpabilité excessive, concentration ou indécision, pensées de mort récurrentes ou idées suicidaires.
Une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement — ici, scolaire, familial ou social.
L'absence d'imputabilité à une substance ou à une affection médicale, et l'absence d'antécédent maniaque ou hypomaniaque.
Le trouble dépressif persistant
Même logique qu'à l'âge adulte avec une différence de durée qui compte en pratique : une année suffit chez l'enfant et l'adolescent, là où deux sont requises chez l'adulte. Et l'humeur peut y être irritable.
Beaucoup de jeunes relèvent des deux : un fond chronique d'un an ou plus, avec un épisode franc surajouté. C'est fréquent, c'est de moins bon pronostic, et cela change les attentes du programme.
Les spécifications qui changent la conduite
La sévérité, la présence de caractéristiques psychotiques — qui imposent un avis pédopsychiatrique —, de caractéristiques anxieuses, mélancoliques ou atypiques, et le caractère isolé ou récurrent.
Deux comptent particulièrement ici. La détresse anxieuse, très fréquente à cet âge et associée à un risque suicidaire plus élevé. Et les caractéristiques atypiques — hypersomnie, augmentation de l'appétit, réactivité de l'humeur conservée —, plus fréquentes chez l'adolescent, et qui font douter de la réalité du trouble quand on attend un tableau adulte.
Ce que ces critères ne disent pas et qu'il faut évaluer
Ils ne disent rien du harcèlement, qui produit des tableaux dépressifs complets et qui se traite en premier.
Ils ne disent rien de ce que fait l'entourage, qui est la troisième boucle du modèle.
Ils ne disent rien du fonctionnement scolaire dans le détail — absences, retard accumulé, aménagements — qui conditionne la faisabilité de tout le reste.
Et ils ne mesurent pas l'irritabilité chronique, dont la distinction d'avec l'épisode est l'enjeu diagnostique principal de cet âge.