Ce programme est un manuel de traitement destiné à des professionnels de la santé mentale. Il suppose une formation clinique, une expérience du travail avec les enfants, les adolescents et leurs familles, une connaissance du repérage des violences conjugales et des règles de protection de l'enfance, et un cadre de supervision. Il ne remplace ni votre jugement clinique ni votre responsabilité déontologique. Les catégories diagnostiques y sont reformulées dans nos propres mots, jamais reproduites : reportez-vous aux manuels originaux pour la lettre du texte. Il n'est destiné ni aux parents ni aux enfants concernés : si vous, ou un enfant, êtes en danger aujourd'hui, contactez les services d'urgence de votre pays, ou une ligne d'aide spécialisée dans les violences conjugales ou dans l'enfance en danger.
1. Le programme en un coup d'œil
Indication. Un enfant ou un adolescent de 6 à 17 ans dont les parents se séparent ou se sont séparés, qui montre une détresse plus forte ou plus durable que ce que l'on attend dans les premiers mois, ou qui reste exposé à un conflit entre ses parents ; et ses parents, ou l'un des deux. Le programme ne commence qu'après des entretiens séparés qui ont vérifié la sécurité de chacun (section 9), et il ne remplace pas le traitement d'un trouble installé chez l'enfant (section 3).
Modèle de référence. Les programmes de prévention évalués pour les familles séparées. Pour les parents, le New Beginnings Program de Wolchik, Sandler et leurs collègues, qui vise la qualité de la relation entre le parent et l'enfant, une discipline cohérente et la protection de l'enfant contre le conflit (Wolchik et coll., 2000 ; Sandler et coll., 2020). Pour l'enfant, les programmes de groupe centrés sur l'expression des émotions, la correction des idées fausses et les compétences pour faire face, dont le Children of Divorce Intervention Program (Pedro-Carroll et Cowen, 1985). Pour la coparentalité, c'est-à-dire la manière dont les deux parents exercent ensemble leur rôle, le travail sur leur communication et la médiation (Emery et coll., 2001). Ce manuel adapte leurs principes publiés à un suivi individuel, sans en reproduire les supports.
Format. Trois séances d'évaluation (É1 à É3) de 75 minutes : chaque parent seul, puis l'enfant. Huit séances du module parents (P1 à P8) de 60 minutes, menées séparément avec chaque parent qui participe. Six séances du module enfant (E1 à E6), de 45 minutes avant 12 ans et de 50 minutes ensuite, qui commencent après la séance P2. Et une séance commune (C) de 75 minutes avec les deux parents, seulement si la sécurité le permet. Pour vous, cela fait 17 séances quand un seul parent participe, et 26 au plus quand les deux participent et que la séance commune a lieu, sur environ trois mois. Trois séances de rappel suivent, à un, trois et six mois après la dernière séance.
Mécanisme visé. On ne peut pas défaire la séparation, mais on peut changer ce que l'enfant en vit : qu'il soit moins exposé au conflit et ne soit plus placé au milieu ; que chaque parent garde avec lui une relation chaleureuse et une discipline tenue ; et qu'il se fasse une idée juste de ce qui s'est passé — ce n'est pas sa faute, il n'a pas à choisir, il n'a pas à réparer.
| Séance |
Objet |
Livrable de séance |
| É1 |
Le premier parent, seul |
Sécurité évaluée, demande et histoire recueillies |
| É2 |
Le second parent, seul |
Sécurité évaluée, accord pour le suivi de l'enfant |
| É3 |
L'enfant |
Ce qu'il vit, dit par lui, et mesures de départ |
| P1 |
Ce qui protège un enfant |
Le cercle dessiné, le relevé commencé |
| P2 |
Le temps ensemble |
Un moment en tête-à-tête fixé chaque semaine |
| P3 |
Écouter |
Une conversation écoutée sans conseiller |
| P4 |
Hors du milieu |
Les quatre places retirées à l'enfant |
| P5 |
Parler à l'autre parent |
Un mode de communication choisi et écrit |
| P6 |
Des règles tenues |
Trois règles et leurs conséquences écrites |
| P7 |
Deux maisons |
Des passages de relais sans conflit |
| P8 |
Bilan et plan |
Mesures refaites, plan écrit |
| E1 |
Faire connaissance |
La famille racontée ou dessinée |
| E2 |
Ce que je ressens |
Des émotions nommées et cotées de 0 à 10 |
| E3 |
Ce qui n'est pas ma faute |
Deux idées fausses corrigées |
| E4 |
Ce que je peux changer |
Un problème résolu, un autre laissé aux adultes |
| E5 |
Pas au milieu |
Une phrase pour sortir du milieu, répétée |
| E6 |
Ce que je garde |
Plan écrit, message préparé pour les parents |
| C |
La séance commune |
Un accord de coparentalité écrit |
Ce que la famille emporte. Neuf fiches imprimables, listées à la section 42 : cinq pour les parents, trois pour l'enfant, et une fiche de sécurité remise seulement à un parent exposé à un danger, en entretien individuel.
Ce qui distingue ce programme des autres manuels de ce site. Trois choses. La cible n'est ni l'enfant seul ni le couple, mais ce qui entoure l'enfant après la séparation : le conflit auquel il est exposé et la parentalité de chacun. Chaque parent travaille séparément sur sa propre part, parce qu'un seul parent qui change suffit à diminuer ce que l'enfant subit. Et la sécurité passe avant tout, jusque dans la prudence qu'impose la notion d'« aliénation parentale », qui n'est pas un diagnostic (section 10). Thérapie de couple : manuel du thérapeute aide un couple à décider de rester ou de se séparer ; ce manuel commence quand la séparation est décidée ou faite.
2. Avant de commencer
Les cinq décisions préalables
Y a-t-il de la violence, de l'emprise ou un danger pour l'enfant ? C'est la section 9, la seule qui puisse arrêter le programme. La question se pose à chaque parent seul, et à l'enfant seul.
Qui peut autoriser le suivi de l'enfant ? Après une séparation, les deux parents gardent le plus souvent l'autorité parentale, c'est-à-dire l'ensemble des droits et des devoirs qu'ils ont envers leur enfant (dispositif du droit français ; ailleurs, l'équivalent local), et, par prudence, un suivi régulier se fait avec l'accord des deux. Section 11.
L'enfant a-t-il besoin de ce programme, ou d'un traitement ? Une détresse d'adaptation, même vive, relève de ce programme ; un trouble installé relève d'abord de son traitement propre. Section 3.
Y a-t-il une procédure judiciaire en cours ? Une demande de consultation cache parfois une demande d'attestation, et vous ne serez ni l'expert ni le témoin de l'un des parents. Section 11.
Le parent qui consulte va-t-il assez bien pour s'occuper de son enfant ? Une dépression, une consommation ou un épuisement du parent pèsent directement sur l'enfant, et ils se traitent en parallèle. Section 8.
Ce que ce programme ne traite pas
Une situation de violence en cours. La section 9 dit ce qui se fait à la place, et le programme Emprise et contrôle : reconnaître et en sortir peut être indiqué au parent qui la subit.
Un trouble installé chez l'enfant, qui relève des manuels cités à la section 3 ; le module parents peut accompagner ces traitements.
Ce qui relève d'une médiation familiale (dispositif du droit français ; ailleurs, l'équivalent local), d'un avocat ou d'une expertise. Vous aidez les parents à protéger leur enfant ; vous ne réglez ni la résidence, ni les biens, ni les droits de chacun.
Le couple. Deux parents qui hésitent encore à se séparer relèvent de Thérapie de couple : manuel du thérapeute.
La détresse propre du parent, quand elle est au premier plan : elle se traite ailleurs, par exemple selon Traiter la dépression de l'adulte : manuel du thérapeute.
Comment l'utiliser
Lisez l'ensemble avant la première séance, en particulier les sections 5, 6, 9, 10 et 35 : ce qui fait du mal à l'enfant, le modèle, la sécurité, l'enfant qui refuse de voir un parent, et la protection de l'enfant contre le conflit. Ce sont les cinq endroits où le travail bascule. Chaque séance suit la même charpente : l'objectif, les étapes, ce que vous dites, les erreurs fréquentes, et le critère de passage.
Trois avertissements propres à ce motif de consultation.
Chaque parent attend de vous un allié. Il vous racontera l'autre, de façon souvent convaincante, et il aura parfois raison ; vous ne travaillez pourtant qu'avec ce que chacun peut changer lui-même, et vous ne jugez jamais un parent que vous n'avez pas rencontré.
L'enfant n'est ni un témoin ni un messager. On vous demandera de lui faire dire où il veut vivre, ou de transmettre ce qu'il a dit. Ce n'est pas votre rôle, et ses paroles, sorties de la séance, peuvent se retourner contre lui.
Et la séparation n'est pas une maladie. La plupart des enfants de parents séparés vont bien (section 5). Traiter un enfant comme malade parce que ses parents se séparent est une erreur ; ne pas voir celui qui va mal en est une autre.
3. Quatre tableaux à ne pas confondre
1. La réaction attendue
Ce que vous observez. Dans les premiers mois, de la tristesse, de la colère, de l'inquiétude, des pleurs aux départs, des difficultés d'endormissement, une baisse passagère des résultats scolaires, des plaintes somatiques, et chez les plus jeunes un retour à des comportements d'un âge plus jeune, souvent concentrés autour des passages d'une maison à l'autre.
Ce qui oriente. L'intensité reste proportionnée, elle diminue avec les mois, et l'enfant continue pour l'essentiel à aller à l'école, à voir ses amis et à jouer.
Ce que cela implique. Une information aux parents, et surtout la protection de l'enfant contre le conflit. Le module parents seul suffit souvent, parfois le programme public Accompagner un enfant ou un adolescent dans la séparation de ses parents. On réévalue à trois mois.
2. Des difficultés d'adaptation marquées
Ce que vous observez. Une détresse qui dure, qui s'étend à plusieurs domaines et qui retentit nettement sur la vie de l'enfant : refus scolaire naissant, repli, colères quotidiennes, plaintes somatiques répétées, conflit ouvert avec l'un des parents.
Ce qui oriente. Le lien avec la séparation et ses suites est net, et le tableau ne réunit pas les critères d'un autre trouble. Il correspond souvent à un trouble de l'adaptation (section 7).
Ce que cela implique. Le programme décrit ici, en entier.
3. Un trouble installé
Ce que vous observez. Un trouble anxieux, par exemple une anxiété de séparation qui dépasse les passages de relais ; un épisode dépressif ; un trouble de stress post-traumatique, en particulier après une exposition à des violences ; un trouble oppositionnel ; un refus scolaire anxieux.
Ce qui oriente. Le tableau réunit les critères d'un trouble, il a sa propre dynamique, et il ne cédera pas avec la seule diminution du conflit.
Ce que cela implique. On traite le trouble avec le manuel correspondant (section 8), et le module parents peut être mené en parallèle.
4. Un enfant en danger
Ce que vous observez. Un enfant exposé à des violences entre ses parents, maltraité ou négligé, confié à un parent dont la consommation le met en danger, menacé d'enlèvement, ou qui a peur de l'un de ses parents.
Ce qui oriente. La peur, les récits de l'enfant, les signes physiques, les propos d'un parent qui décrivent un danger précis.
Ce que cela implique. La protection d'abord (section 9). Le programme attend.
Les trois questions du tri
« Depuis quand, et est-ce que cela diminue ? » Elle sépare la réaction attendue des difficultés qui s'installent.
« Qu'est-ce que votre enfant voit et entend de vos désaccords ? » Elle mesure l'exposition au conflit, cible principale du programme.
« Est-ce que quelqu'un, dans la famille, a peur de quelqu'un ? » Elle se pose à chaque parent seul et à l'enfant seul, et elle ouvre la section 9.
4. Ce que vit l'enfant, selon l'âge
L'âge change la façon dont l'enfant comprend la séparation, et donc les idées fausses qu'il s'en fait, que le module enfant travaille (séance E3).
De 6 à 8 ans
L'enfant pense encore volontiers que ce qui arrive autour de lui dépend de lui. Il cherche ce qu'il a fait pour que ses parents se séparent, et il peut croire qu'en étant très sage il les réconciliera. Il craint souvent que le parent parti ne revienne pas, et que l'autre parte à son tour. On observe des pleurs aux départs, des peurs au coucher, un retour à des comportements plus jeunes.
De 9 à 12 ans
L'enfant comprend mieux la situation, et il la juge. Il peut désigner un responsable, se ranger du côté du parent qu'il voit souffrir, en vouloir à celui qui est parti. La colère et les plaintes somatiques sont plus fréquentes que la tristesse visible. Il a parfois honte devant ses camarades, et il essaie de régler lui-même ce qui ne va pas : porter les messages, consoler un parent, éviter les sujets qui fâchent.
De 13 à 17 ans
L'adolescent comprend, juge et prend position. Certains prennent de la distance avec la famille ; d'autres deviennent le confident ou le soutien d'un parent, une place qui n'est pas la leur. Les conduites à risque, les consommations, les difficultés scolaires et les idées suicidaires se cherchent explicitement. Il veut souvent donner son avis sur la résidence : il a le droit d'être entendu, ce qui n'est pas décider (section 11).
Ce qui est commun à tous les âges
Les passages de relais concentrent la tension. Un enfant qui revient « insupportable » d'un week-end chez l'autre parent réagit souvent à la transition elle-même plus qu'à ce qui s'est passé là-bas. Le dire aux parents désamorce beaucoup d'accusations.
Le conflit de loyauté. Aimer l'un semble trahir l'autre. L'enfant le résout en se taisant, ou en disant à chaque parent ce qu'il pense que celui-ci veut entendre.
Des souvenirs douloureux qui ne sont pas une maladie. Beaucoup d'enfants gardent longtemps de la tristesse et des souvenirs pénibles de cette période sans présenter de trouble ; Kelly et Emery (2003) proposent de distinguer ces souvenirs douloureux de la pathologie, une distinction utile à faire devant les parents.
Ce qui doit alerter, à tout âge : une détresse qui ne diminue pas après plusieurs mois, un repli, un refus d'aller à l'école, des propos sur la mort, des automutilations, une peur manifeste d'un parent, un refus persistant de le voir (section 10).
5. Ce qui fait du mal, et ce qui protège
Ce que montrent les méta-analyses
Les enfants de parents séparés vont un peu moins bien en moyenne, et la plupart vont bien. Une méta-analyse de 92 études a trouvé chez eux un bien-être plus faible que chez les enfants dont les parents étaient restés ensemble, avec un écart médian de 0,14 écart type, c'est-à-dire faible (Amato et Keith, 1991) ; sa mise à jour sur 67 études des années 1990 a retrouvé cet écart pour les résultats scolaires, la conduite, l'adaptation psychologique, l'image de soi et les relations sociales (Amato, 2001). La majorité des enfants de parents séparés sont bien adaptés sur le plan émotionnel, et ce qui se passe dans la famille après la séparation prédit fortement lesquels iront mal et lesquels s'adapteront (Kelly et Emery, 2003). Les trajectoires varient beaucoup : la séparation soulage certains, en fait traverser à d'autres une baisse passagère de leur bien-être, et en engage d'autres sur une pente dont ils ne se remettent peut-être jamais complètement (Amato, 2000). Il faut donc chercher ce qui, dans la famille, fait basculer l'enfant d'un côté ou de l'autre.
Le conflit entre les parents
C'est le facteur le plus régulièrement associé aux difficultés de l'enfant. Dans la méta-analyse de 1991, l'explication par le conflit familial recevait le soutien le plus constant, davantage que l'absence d'un parent ou les difficultés économiques (Amato et Keith, 1991). Un suivi de douze ans a montré que les enfants de couples très conflictuels allaient mieux à l'âge adulte si leurs parents s'étaient séparés, et ceux de couples peu conflictuels s'ils étaient restés ensemble (Amato et coll., 1995).
Ce qui le rend nocif. Les enfants réagissent très différemment selon la façon dont leurs parents se disputent, au point que leurs réactions permettent de classer ces façons en constructives et destructrices (Goeke-Morey et coll., 2003). Selon Grych et Fincham (1990), l'effet du conflit passe par la façon dont l'enfant le comprend, en particulier par la menace qu'il perçoit et par l'idée que c'est de sa faute, l'autoaccusation (Grych et coll., 1992). Davies et Cummings (1994) parlent de sécurité émotionnelle : exposé à des disputes répétées et hostiles, l'enfant perd une part de son sentiment de sécurité, et une partie de son énergie passe à contenir sa propre alarme et à intervenir entre ses parents.
Être placé au milieu. Chez des adolescents interrogés environ quatre ans et demi après la séparation de leurs parents, le sentiment d'être pris entre les deux était lié au conflit et à l'hostilité entre les parents, et c'est par lui que le conflit était associé à leurs difficultés ; les adolescents en résidence partagée se sentaient particulièrement pris entre les deux quand leurs parents étaient en conflit, et particulièrement peu quand ils coopéraient (Buchanan et coll., 1991). Porter les messages, rapporter ce qui se passe chez l'autre, entendre un parent dénigrer l'autre, servir de confident : ce sont les formes concrètes de cette place, que la séance P4 retire une à une.
La violence. Les enfants exposés aux violences entre leurs parents présentent des difficultés plus importantes que les enfants non exposés, avec un écart de 0,40 écart type, et qui ne diffèrent pas significativement de celles des enfants eux-mêmes maltraités physiquement (Kitzmann et coll., 2003). Ce n'est plus du conflit, et cela relève de la section 9.
La parentalité qui s'effondre
La séparation désorganise la parentalité au moment où l'enfant en a le plus besoin : le parent épuisé, triste ou en colère devient moins chaleureux, moins constant dans ses règles et moins attentif à ce que fait son enfant. Dans un essai auprès de mères qui se séparaient et de leurs fils en début d'école primaire, l'amélioration des pratiques parentales obtenue par le programme était liée à une meilleure adaptation des enfants, à l'école et à la maison (Forgatch et DeGarmo, 1999). Dans le deuxième essai randomisé du New Beginnings Program, le programme destiné aux mères améliorait à la fois la relation mère-enfant, la discipline et l'adaptation des enfants, surtout dans les familles qui allaient le moins bien au départ (Wolchik et coll., 2000).
Le lien avec l'autre parent
Une méta-analyse de 63 études sur les pères non résidents a montré que la fréquence des visites n'était pas liée, en général, au bien-être des enfants, alors que la proximité affective et une parentalité à la fois chaleureuse et ferme l'étaient (Amato et Gilbreth, 1999). Ce qui compte n'est donc pas seulement le temps passé avec chaque parent, mais ce qui se passe pendant ce temps.
Les changements qui s'accumulent
La recherche récente s'intéresse moins à la séparation comme évènement unique qu'au nombre de transitions familiales que vit l'enfant (Amato, 2010) : déménagements, changements d'école, nouveaux conjoints, nouvelles séparations. Limiter celles qui peuvent l'être fait partie du travail.
Ce qui protège
À l'inverse, une relation chaleureuse avec au moins un parent, une discipline cohérente, des parents qui tiennent l'enfant à l'écart de leurs désaccords et vont assez bien eux-mêmes, une vie quotidienne stable, et, chez l'enfant, des idées justes et des façons actives de faire face : chacun de ces éléments est une cible du programme.