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TOCPour les praticiens90 min de lecture

Dysmorphophobie (trouble dysmorphique corporel) : manuel du thérapeute

Un protocole de seize séances, séance par séance, pour la dysmorphophobie — ou trouble dysmorphique corporel — de l'adulte, avec une section sur l'adolescent. D'abord la sécurité, parce que le risque suicidaire est élevé, et un accord de travail qui ne passe jamais par un débat sur l'apparence. Puis l'inventaire des rituels, la rééducation perceptive au miroir, l'exposition sans camouflage avec prévention de la réponse, l'attention tournée au dehors, la réassurance et l'entourage, les pensées et ce que l'apparence est censée dire de la valeur personnelle. La chirurgie et les soins esthétiques, la dysmorphie musculaire, la place du médicament, dix fiches à remettre et des références complètes.

En bref

Ce manuel s'adresse aux professionnels de la santé mentale formés à la thérapie cognitive et comportementale. Il traite la dysmorphophobie de l'adulte, quel que soit le degré de conviction de la personne, dysmorphie musculaire comprise, et il consacre une section entière à l'adolescent. Il repose sur une règle tenue à chaque séance : on ne discute jamais l'apparence, ni pour rassurer ni pour contredire ; on propose une seconde explication de la souffrance et on la met à l'épreuve, par l'exposition sans camouflage, l'arrêt des rituels et la rééducation du regard au miroir. Il place tôt le repérage du risque suicidaire, élevé dans ce trouble, et il consacre une section aux demandes de chirurgie et de soins esthétiques : ce que disent les données, comment en parler sans affrontement, et comment travailler avec les chirurgiens et les dermatologues. Il ne comporte volontairement aucun chiffre de poids ni de mensuration, et dix fiches imprimables l'accompagnent.

Thématique
TOC · Anxiété · Estime de soi
Pour qui
Pour les praticiens
Langues
FR · EN · DE · IT · ES · ZH · AR

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Le programme

Ce programme est un manuel de traitement destiné à des professionnels de la santé mentale. Il suppose une formation clinique à la thérapie cognitive et comportementale, une expérience de l'exposition avec prévention de la réponse, une capacité à évaluer un risque suicidaire, et un cadre de supervision. Il ne remplace ni votre jugement clinique ni votre responsabilité déontologique. Les critères diagnostiques y sont reformulés dans nos propres mots, jamais reproduits : reportez-vous aux manuels originaux pour la lettre du texte. Deux avertissements propres à cette indication. Le risque suicidaire y est élevé et il se dit peu : il se cherche dès la première séance et à chaque étape difficile, et la section 10 dit comment. Ce manuel ne comporte volontairement aucun chiffre de poids, de mensuration ni de quantité, parce que ces chiffres deviennent des objectifs et des rituels. Enfin, ce texte n'est pas destiné aux personnes concernées ni à leurs proches : si vous pensez à mourir, contactez sans attendre les services d'urgence de votre pays ou une ligne de prévention du suicide.

1. Le programme en un coup d'œil

Indication. Dysmorphophobie — ou trouble dysmorphique corporel — chez l'adulte, quel que soit le degré d'insight, dysmorphie musculaire comprise. Une section adapte le programme à l'adolescent (section 40).

Modèle de référence. Une thérapie cognitive et comportementale spécifique du trouble, telle que la décrivent les manuels publiés de Wilhelm, Phillips et Steketee (2013) et de Veale et Neziroglu (2010) : formulation, travail motivationnel, exposition avec prévention des rituels, rééducation perceptive au miroir, restructuration cognitive et prévention de la rechute. Le modèle cognitif de Veale (2004) en donne la logique.

Format. Seize séances hebdomadaires de 60 minutes, portées à 90 minutes quand l'exposition se fait en séance ou à l'extérieur. Deux rappels, à un mois et à trois mois. C'est le volume de l'essai de Veale, Anson et coll. (2014), et il est proche du protocole de quatorze séances évalué chez l'adolescent (Mataix-Cols et coll., 2015). D'autres protocoles évalués sont plus longs : les essais de Wilhelm et coll. comptaient vingt-deux séances sur vingt-quatre semaines (2014, 2019). Les formes sévères peuvent demander davantage.

Mécanisme visé. Non pas l'apparence, ni l'avis que la personne en a, mais ce qui entretient la préoccupation : une attention braquée sur une image intérieure de soi, des comparaisons incessantes, et des rituels — vérifier, camoufler, se faire rassurer, éviter — qui soulagent peu et confirment chaque fois que le problème est bien l'apparence.

Séance Objet Livrable de séance
1 Évaluer, mesurer, sécuriser Mesures de départ, risque évalué, plan de sécurité
2 Deux hypothèses Hypothèses écrites, objectifs, soins esthétiques suspendus
3 La formulation Le cercle écrit avec ses mots
4 Les rituels et les vérifications Inventaire, premier rituel arrêté
5 Le miroir Règles du miroir, première description neutre
6 Le camouflage et l'échelle Échelle d'exposition cotée
7 La première exposition Une sortie sans camouflage, prédiction testée
8 L'attention et les comparaisons Exposition avec l'attention au dehors
9 La réassurance et l'entourage Accord écrit avec un proche
10 Les pensées Deux expériences comportementales
11 Le miroir, deuxième temps Description du corps entier, sans rituel
12 La chirurgie et les soins esthétiques Décision écrite, coordination convenue
13 Ce que l'apparence est censée apporter Croyance centrale recotée
14 Reprendre ce qui a été abandonné Trois reprises datées
15 Consolider Semaine sans rituel planifiée
16 Plan personnel et prévention de la rechute Plan écrit, mesures refaites

Ce que la personne emporte. Dix fiches imprimables, listées à la section 45 : mon relevé, mon plan de sécurité, mon cercle, mes rituels, le miroir autrement, mon échelle et mes expositions, ce que je me dis, avant un soin esthétique, le coin des proches, mon plan pour la suite.

Ce qui distingue ce programme des autres manuels de ce site. Trois choses. Une règle tenue à chaque séance : on ne discute jamais l'apparence ; on propose une seconde hypothèse et on la met à l'épreuve. Un plan de sécurité proposé à tous, parce que le risque suicidaire est élevé et se dit peu. Et une section entière sur les demandes esthétiques, ni interdites ni combattues, mais suspendues et discutées avec ceux qui les pratiquent.

2. Avant de commencer

À qui ce programme est destiné

Ce texte s'adresse à des psychologues, psychiatres, psychothérapeutes et médecins formés à la thérapie cognitive et comportementale, qui ont déjà conduit des expositions avec prévention de la réponse, qui savent évaluer un risque suicidaire, et qui ont accès à une supervision.

Il n'est destiné ni aux personnes concernées ni à leurs proches. Il décrit des rituels, des conduites de camouflage et des zones du corps avec une précision qui, lue par une personne atteinte, pourrait nourrir la comparaison et la vérification.

Les quatre décisions préalables

Y a-t-il un risque suicidaire actuel ? Il est fréquent dans ce trouble, il se cherche explicitement, et il se traite avant ou en même temps. Section 10.

Une intervention esthétique est-elle programmée ? Si une chirurgie, une injection ou un soin est prévu dans les semaines qui viennent, la séance 12 passe en troisième position. Section 11.

S'agit-il bien d'une dysmorphophobie ? Et non d'un trouble des conduites alimentaires, d'une anxiété sociale, d'une dépression ou d'un trouble psychotique. Sections 3 et 8.

La sévérité appelle-t-elle un traitement combiné ? Quand le retentissement est sévère, la recommandation du NICE est d'associer un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine à la thérapie (National Institute for Health and Care Excellence, 2005). Cela se décide avec un médecin dès le départ. Section 15.

Ce que ce programme ne traite pas

Il ne traite pas seul une crise suicidaire. Quand le risque est élevé et immédiat, la priorité est la sécurité, et le manuel Conduites suicidaires de l'adulte : manuel du thérapeute prend le relais.

Il ne traite pas un trouble des conduites alimentaires. Les manuels Anorexie mentale : manuel du thérapeute et Boulimie et hyperphagie boulimique : manuel du thérapeute s'appliquent alors.

Il ne remplace pas un avis médical quand une particularité physique réelle — une affection de peau, une cicatrice, une chute de cheveux — mérite un traitement. Section 11.

Comment l'utiliser

Lisez l'ensemble avant la première séance, en particulier les sections 6, 10, 11, 35 et 36 : le modèle, le risque suicidaire, les demandes esthétiques, l'exposition et le miroir. Chaque séance est décrite selon la même charpente : l'objectif, le déroulé en étapes, ce que vous dites, les erreurs fréquentes, et le critère de passage.

Trois avertissements propres à ce motif de consultation.

La personne ne vient presque jamais pour cela. Elle vient pour une dépression, une anxiété sociale, un décrochage — ou elle est adressée par un dermatologue ou un chirurgien. La honte fait qu'elle ne dira pas spontanément ce qui l'occupe des heures par jour. Il faut poser la question.

Elle ne pense pas avoir un problème psychologique. Elle pense avoir un problème de peau, de nez ou de carrure. C'est pourquoi la séance 2 existe, et pourquoi elle ne consiste pas à la convaincre du contraire.

Et la réassurance vous guette. Dire « mais on ne voit rien » est le réflexe le plus naturel du monde. C'est aussi le premier rituel que vous accompliriez à sa place.

3. Quatre tableaux à ne pas confondre

1. La préoccupation ordinaire

Ce que vous observez. Une insatisfaction à propos d'une partie du corps, parfois vive, sans rituels organisés ni évitement. La personne peut penser à autre chose, sortir, être photographiée.

Ce que cela implique. Pas de traitement.

2. La dysmorphophobie

Ce que vous observez. Une préoccupation qui prend des heures, pour une particularité que les autres ne voient pas ou jugent minime, avec des rituels — miroir, comparaison, camouflage, toilette interminable, demandes de réassurance — et un évitement qui rétrécit la vie.

Ce qui oriente. L'écart entre ce que la personne voit et ce que les autres voient, et l'organisation de la journée autour de cette particularité.

Ce que cela implique. C'est le programme décrit ici.

3. La particularité réelle et visible

Ce que vous observez. Une cicatrice, une malformation, une affection de peau manifeste, avec une souffrance à la mesure de ce qui se voit.

Ce qui oriente. La proportion. Quand une particularité légère existe mais que la préoccupation est manifestement disproportionnée, le diagnostic de dysmorphophobie reste possible.

Ce que cela implique. Un accompagnement de l'adaptation à une différence visible et, le cas échéant, un traitement médical.

4. Le trouble des conduites alimentaires

Ce que vous observez. La préoccupation porte sur le poids ou la silhouette, avec restriction, crises ou compensations.

Ce que cela implique. Un autre manuel, même si les deux troubles peuvent coexister. Section 8.

Les trois questions du tri

« Est-ce qu'il y a une partie de votre apparence qui vous préoccupe beaucoup, et à laquelle vous aimeriez penser moins ? » Elle ouvre la porte. La honte fait qu'elle doit être posée, pas attendue.

« Combien de temps par jour y pensez-vous, en comptant tout ? » Elle sépare la préoccupation ordinaire du trouble. Dans les questions de repérage qu'elle propose, la recommandation du NICE tient pour excessif d'y penser plus d'une heure par jour (National Institute for Health and Care Excellence, 2005).

« Qu'est-ce que cela vous empêche de faire ? » Elle mesure le retentissement et fait apparaître l'évitement.

4. Ce que l'on observe

La préoccupation

Ce que vous observez. Des pensées sur une ou plusieurs zones — la peau, le nez, les cheveux, les dents, les yeux, le ventre, les organes génitaux, la symétrie du visage, la carrure — qui reviennent sans cesse, sont difficiles à écarter, et occupent souvent plusieurs heures par jour. La zone peut changer au fil des années, et plusieurs zones coexistent souvent.

Ce que la personne dit. « Défiguré », « monstrueux », « difforme », « horrible ». Rarement « pas très joli ». Le vocabulaire est une information clinique.

Les rituels

Ce que vous observez. Des conduites répétitives en réponse à la préoccupation : se regarder dans le miroir ou dans toute surface qui reflète, se toiletter ou se maquiller longuement, se coiffer et se recoiffer, toucher ou palper la zone, se gratter la peau, changer de vêtements, se photographier et comparer les photos, demander si « ça se voit », chercher en ligne des traitements ou des avis.

Les rituels mentaux. Comparer son apparence à celle des autres, dans la rue comme sur les écrans, est le plus fréquent, et il est presque toujours oublié parce qu'il ne se voit pas.

Le camouflage

Ce que vous observez. Maquillage, coiffure, casquette, lunettes, barbe, vêtements amples ou superposés, posture, main devant la bouche, place choisie dans l'ombre, profil présenté aux autres. Il est souvent si ancien que la personne ne le perçoit plus. C'est un comportement de sécurité : il empêche de découvrir que la particularité, montrée, ne produit pas ce qui est redouté.

L'évitement

Ce que vous observez. Photographies, piscines, rendez-vous amoureux, sexualité, lumière du jour, cours, visioconférences, et parfois toute sortie.

Les idées de référence

Ce que vous observez. La conviction que les autres remarquent la particularité, la regardent, en parlent ou s'en moquent. La CIM-11 en fait une manifestation fréquente du trouble. Elles ne signent pas, à elles seules, un trouble psychotique.

L'insight

Ce que vous observez. Un continuum qui va de « je sais que j'exagère sans doute » à la certitude d'être défiguré. Dans une comparaison directe avec le trouble obsessionnel-compulsif, la majorité des personnes atteintes de dysmorphophobie avaient un insight faible ou absent, alors que la majorité des personnes atteintes de TOC avaient un insight bon ou excellent (Phillips et coll., 2012).

Ce que cela change. Moins qu'on ne le croit. Les personnes convaincues répondent à la thérapie et aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (Veale, Anson et coll., 2014 ; Phillips et coll., 2002). Ce qui change, c'est la manière d'engager le travail : séance 2.

Le retentissement

Il est souvent massif : études interrompues, emploi perdu, isolement, vie affective suspendue, dépenses considérables. La dysmorphie musculaire, qui a ses particularités, est traitée à la section 38.

5. Ce qui entretient le trouble

Quatre mécanismes, et le traitement les vise tous.

L'attention tournée vers soi, et l'image intérieure

Dans les situations sociales et devant le miroir, l'attention se braque sur la zone et sur une image intérieure de soi, vive et déformée, plutôt que sur ce qui est réellement visible ou sur les autres (Veale, 2004). Plus l'attention se resserre, plus le détail grossit, et plus l'image intérieure paraît vraie. Chez les personnes atteintes, même un passage bref devant le miroir semble suffire à déclencher cette attention tournée vers soi et la détresse qui l'accompagne (Windheim et coll., 2011).

Ce que le traitement en fait. Il déplace l'attention au dehors et vers l'ensemble. Séances 5, 8 et 11.

Le jugement et la comparaison

L'image est jugée selon des critères idéalisés, par comparaison avec les autres, et chaque comparaison est perdue d'avance puisqu'elle oppose une zone isolée à des visages entiers. S'y ajoute la rumination : « pourquoi moi », « et si ça empirait ».

Les rituels, le camouflage et l'évitement

Ils soulagent parfois, rassurent rarement, et empêchent toujours la même chose : découvrir que la particularité, vue en entier et sans correction, ne produit pas le rejet redouté. Chaque rituel confirme en outre que le problème est l'apparence, puisqu'on s'en occupe. Le passage au miroir, en particulier, ne suit pas le modèle simple d'une vérification qui apaise : c'est une suite de comportements de sécurité dont on ressort presque toujours plus mal (Veale et Riley, 2001).

La valeur accordée à l'apparence

Derrière la préoccupation se trouve presque toujours une équation : « si je suis laid, je ne vaux rien », « personne ne peut m'aimer comme ça », « tant que ce n'est pas réglé, ma vie ne peut pas commencer ». L'apparence est devenue la mesure de la valeur personnelle. Des moqueries ou un harcèlement sont souvent retrouvés dans l'histoire, et les images négatives et déformées de soi pourraient être liées au souvenir de ces événements (Willson et coll., 2016).

Ce que le traitement en fait. Séance 13.

Le cercle complet

Un déclencheur — un reflet, une photo, une lumière, un regard — attire l'attention sur la zone. L'image intérieure s'impose. Elle est jugée, comparée, et la honte ou l'anxiété montent. Un rituel suit, ou un évitement. Il soulage peu ou pas, et il confirme que le problème est l'apparence. La préoccupation revient plus vite la fois suivante.

C'est le schéma que vous dessinez à la séance 3.


Ce programme est réservé aux praticiens

Il s'adresse aux professionnels de la santé mentale et demande une vérification du titre, puis un abonnement professionnel.

Questions fréquentes

La personne me demande de regarder et de lui dire franchement si ça se voit. Que répondre ? Toujours la même chose : ce que vous en pensez ne l'aiderait pas longtemps, et ce qui compte ici est ce que la préoccupation lui fait faire. Ajoutez-le une fois pour toutes : si vous répondiez, vous feriez son rituel à sa place, et elle devrait revenir vous le demander.

La personne est totalement convaincue. Le programme a-t-il un sens ? Oui. Les personnes convaincues répondent à la thérapie et aux inhibiteurs de la recapture de la sérotonine. On ne conteste pas la conviction : on propose de tester une seconde hypothèse. Un avis médical est utile tôt. Sections 6 et 42.

Une intervention est prévue dans trois semaines. Que faire ? La séance 12 passe en troisième position. On propose la suspension, on examine les interventions passées et ce qui est attendu de celle-ci, et, avec l'accord de la personne, on prend contact avec le praticien. Si elle maintient sa décision, on garde le lien et l'on prévoit une séance après. Section 11.

Faut-il un médicament ? Selon le retentissement : au choix avec la thérapie quand il est modéré, en association quand il est sévère. C'est une décision médicale. Un antipsychotique seul n'est pas le traitement, même quand la conviction est délirante. Section 15.

La personne refuse de sortir sans maquillage, même pour une première exposition. On ne négocie pas le principe, on négocie la marche. Une zone découverte, un moment court, un lieu peu fréquenté, puis la même chose répétée. Et l'on revient au cercle : qu'est-ce que le maquillage l'empêche de découvrir ?

Un adolescent réclame une rhinoplastie, et ses parents sont prêts à la payer. La suspension se négocie avec lui et avec eux, à partir de ce qu'il attend de l'intervention. Les parents apprennent pourquoi les soins esthétiques améliorent rarement le trouble et pourquoi le risque est élevé à cet âge. Section 40.

La personne va mieux, mais une autre zone la préoccupe maintenant. C'est fréquent, et ce n'est pas un nouveau trouble : c'est la même préoccupation sur un autre objet. La méthode est la même, et la personne sait déjà la conduire. Prévenez-la avant la fin du programme.

Faut-il travailler l'estime de soi d'abord ? Non. Les pensées sur la valeur bougent mieux quand l'exposition a apporté des faits. La séance 13 vient après. Quand l'estime de soi reste basse une fois le trouble apaisé, un travail propre peut suivre.

Le conjoint veut savoir s'il doit continuer à dire qu'elle est belle. Il peut dire qu'il l'aime, qu'il aime être avec elle, qu'il a remarqué ce qu'elle a repris. Il ne commente plus son apparence, ni en bien ni en mal, pendant le programme : un compliment sur l'apparence est une réassurance comme une autre.

Et si la personne me dit qu'elle pense à mourir ? Vous évaluez, vous écrivez ou reprenez le plan de sécurité, vous restreignez l'accès aux moyens, vous prévenez le médecin, et vous passez la main aux urgences si le risque est immédiat. Section 10, et le manuel Conduites suicidaires de l'adulte : manuel du thérapeute.

Les fiches à télécharger

Les exercices de ce programme, en PDF à imprimer. Réservés aux membres.

Voir les formulesLes fiches à imprimer sont incluses dans l'accès.
  1. 01Mon relevéLes moments où l'apparence prend toute la place.
  2. 02Mon plan de sécuritéÉcrit à froid, pour être lu à chaud.
  3. 03Mon cercleCe qui entretient la préoccupation, et deux explications à comparer.
  4. 04Mes rituelsCe que la préoccupation me fait faire, y compris dans ma tête.
  5. 05Le miroir autrementNi l'éviter, ni le scruter : regarder autrement.
  6. 06Mon échelle et mes expositionsCesser de se cacher, une marche à la fois.
  7. 07Ce que je me disLe regard des autres, et ce que l'apparence est censée dire de moi.
  8. 08Avant un soin esthétiquePour décider en connaissance de cause, pas pour s'interdire.
  9. 09Le coin des prochesPour ceux qui vivent à côté. Ce qui aide, ce qui entretient.
  10. 10Mon plan pour la suiteIl y aura des jours où le miroir vous rappellera.

Toutes les fiches en un seul fichier, avec sommaire.

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