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ÉtudierPour un proche30 min de lecture

Aider son enfant à mieux étudier

Les devoirs qui tournent au conflit, les leçons apprises la veille et oubliées le lendemain, la question de savoir s'il faut aider ou laisser faire. Ce guide explique ce qu'un parent peut réellement changer, comment faire réviser autrement, comment soutenir la lecture et les mathématiques, et quand une difficulté mérite un avis.

En bref

Ce guide s'adresse aux parents d'enfants de six à quinze ans. Il part d'un constat rassurant : ce qui aide le plus un enfant à apprendre n'est pas un parent qui refait la classe le soir, mais un cadre calme, des attentes claires, une aide qui laisse l'enfant faire, et quelques façons de réviser dont l'efficacité est démontrée. Il dit aussi ce qui n'aide pas, ce qui abîme la motivation, et à quels signes une difficulté dépasse la méthode.

Thématique
Étudier · Attention & concentration
Pour qui
Pour un proche
Langues
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Le programme

Ce guide est un contenu de psychoéducation. Il ne remplace ni l'avis de l'enseignant ni une évaluation. Si votre enfant peine durablement à lire, à écrire ou à compter malgré l'aide apportée, s'il est inattentif ou agité dans tous les lieux de sa vie, ou s'il refuse d'aller à l'école, parlez-en à l'enseignant et au médecin : la section 14 dit quels signes justifient de ne pas attendre. Si votre enfant parle de mourir ou se fait du mal, appelez votre médecin le jour même. Comptez trente minutes de lecture.

1. Avant de commencer

À qui s'adresse ce guide

À vous si les devoirs du soir sont devenus une épreuve. Il faut négocier pour commencer, l'enfant s'effondre sur la première difficulté, vous haussez le ton, et tout le monde sort de la soirée fatigué.

À vous si votre enfant passe du temps sur ses leçons, les récite parfaitement le soir, et ne s'en souvient plus le lendemain en classe.

À vous si vous ne savez pas quelle place prendre : aider au risque de faire à sa place, ou laisser faire au risque de le laisser se débrouiller seul.

À vous, enfin, si vous vous inquiétez : il lit lentement, il confond les chiffres, il « ne se concentre pas », et vous vous demandez s'il s'agit d'un manque de travail ou d'autre chose.

Pour les adolescents plus âgés qui organisent eux-mêmes leur travail, et pour vous si vous reprenez des études, notre programme Comment mieux étudier ? s'adresse directement à l'apprenant. Ce guide en reprend les principes, du point de vue du parent.

Ce que ce guide n'est pas

Ce n'est pas un manuel pour faire la classe à la maison. L'enseignement appartient à l'école. Votre rôle est différent, et il est puissant.

Ce n'est pas une méthode pour obtenir de meilleures notes à tout prix. Un enfant qui apprend bien et qui aime apprendre obtient en général de meilleures notes ; l'inverse n'est pas vrai.

Ce n'est pas un outil de diagnostic. Il ne vous dira pas si votre enfant a un trouble. Il vous dira quand la question mérite d'être posée.

Comment l'utiliser

Lisez-le en entier une fois. Puis choisissez une chose à changer — l'heure et le lieu des devoirs, la manière de faire réviser une leçon, votre façon de féliciter — et tenez-la trois semaines. Changer dix choses à la fois produit surtout de la confusion, pour l'enfant comme pour vous.

2. Ce qu'un parent peut vraiment changer

Ce qui compte le plus

Les recherches sur l'implication des parents dans la scolarité donnent un message clair et un peu surprenant. La quantité d'aide aux devoirs n'est pas ce qui fait la différence. Ce qui compte, c'est la manière.

Une implication qui aide ressemble à ceci : s'intéresser à ce que l'enfant apprend, avoir des attentes élevées et exprimées avec chaleur, organiser un cadre régulier, laisser l'enfant faire lui-même et l'aider à trouver plutôt que lui donner la réponse, voir les erreurs comme une étape.

Une implication qui nuit ressemble à ceci : surveiller en permanence, faire à la place, s'énerver devant l'erreur, promettre ou menacer en fonction des notes, comparer avec un frère ou un camarade. L'enfant apprend alors que l'école est une affaire de pression et de jugement, et il cherche à éviter plutôt qu'à comprendre.

En pratique, un parent qui ne comprend rien aux mathématiques du collège peut aider beaucoup — par le cadre, l'intérêt et la façon de réagir. Un parent brillant peut nuire — s'il transforme chaque soir en examen.

Ce qui se passe hors des devoirs

Une grande part de ce qui aide un enfant à apprendre se joue ailleurs qu'au bureau.

Parler. Les conversations du quotidien, les questions, les explications sur le monde, le vocabulaire riche et précis nourrissent la compréhension de tout ce qui sera lu ensuite.

Lire ensemble, et avoir des livres à la maison, dès le plus jeune âge.

Dormir assez. Un enfant fatigué apprend mal, retient mal et se contrôle mal. C'est souvent le levier le plus sous-estimé.

Jouer. Les jeux de société, de construction, de cartes entraînent le calcul, l'attention, l'attente de son tour et la tolérance à la défaite.

Montrer l'exemple. Un enfant qui voit ses parents lire, chercher une information, apprendre quelque chose de nouveau, et en parler, comprend que l'apprentissage n'est pas réservé à l'école.


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Questions fréquentes

Dois-je vérifier tous ses devoirs ? Chez un jeune enfant, un coup d'œil pour s'assurer que le travail est fait, oui. Corriger chaque erreur, non : l'enseignant a besoin de voir où l'enfant en est. En grandissant, remplacez la vérification quotidienne par un point régulier sur l'organisation.

Faut-il prendre des cours particuliers ? Cela peut aider, surtout pour une difficulté ciblée dans une matière, ou quand les devoirs sont devenus une source de conflit entre vous. Choisissez quelqu'un qui fait travailler l'enfant — qui le fait expliquer, se tester, refaire — plutôt que quelqu'un qui fait les exercices pendant que l'enfant regarde. Et si la difficulté touche la lecture, le calcul ou l'attention dans leur ensemble, une évaluation passe avant les cours particuliers.

Les cahiers de vacances servent-ils à quelque chose ? Un peu de lecture et quelques rappels réguliers pendant les vacances limitent l'oubli, surtout après une année difficile. Cela n'a pas besoin d'être un cahier, ni d'occuper les journées. Quelques minutes, deux ou trois fois par semaine, et beaucoup de lecture pour le plaisir, suffisent.

Mon enfant dit qu'il est nul. Ne le contredisez pas par un « mais non, tu es très intelligent » qui glisse sans atteindre. Revenez aux faits : « Tu trouves ça difficile en ce moment. Qu'est-ce qui est difficile, exactement ? » Puis montrez-lui un progrès concret qu'il a fait. Si la phrase revient sans cesse, s'accompagne de tristesse, de repli ou de refus d'aller à l'école, parlez-en à un professionnel.

Est-ce que parler deux langues à la maison le retarde à l'école ? Non. Le bilinguisme ne cause pas de trouble du langage ni de trouble des apprentissages. Un enfant bilingue peut connaître moins de mots dans chacune de ses langues pendant un temps, mais pas moins de mots au total. Continuez à lui parler dans la langue où vous êtes le plus à l'aise. En revanche, un retard de langage présent dans les deux langues mérite un avis.

Faut-il le laisser échouer à un contrôle pour qu'il comprenne ? Pour un adolescent et un enjeu modeste, laisser une conséquence arriver peut être formateur, à condition d'en parler ensuite pour en tirer une méthode, pas une leçon de morale. Pour un jeune enfant, l'échec répété sans aide apprend surtout que l'effort ne sert à rien.

Mon enfant apprend très vite et s'ennuie. Que faire ? Proposez-lui de l'approfondissement plutôt que de l'avance : des livres plus riches, des projets, des questions ouvertes, des activités où il doit fournir un effort réel. Un enfant très capable qui n'a jamais eu à persévérer peut être déstabilisé le jour où les choses deviennent difficiles ; apprendre à peiner fait aussi partie de ce qu'il doit apprendre. Parlez-en avec l'enseignant.

Les jeux vidéo nuisent-ils aux résultats scolaires ? Ce qui pèse le plus n'est pas le jeu lui-même, mais ce qu'il remplace et le moment où il a lieu : le sommeil, les devoirs, la lecture, l'activité physique. Un temps de jeu cadré, après le travail et loin du coucher, pose rarement problème. Une perte de contrôle réelle, avec abandon des autres activités et conflits majeurs, justifie un avis.

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