Aider son enfant à mieux étudier
Les devoirs qui tournent au conflit, les leçons apprises la veille et oubliées le lendemain, la question de savoir s'il faut aider ou laisser faire. Ce guide explique ce qu'un parent peut réellement changer, comment faire réviser autrement, comment soutenir la lecture et les mathématiques, et quand une difficulté mérite un avis.
En bref
Ce guide s'adresse aux parents d'enfants de six à quinze ans. Il part d'un constat rassurant : ce qui aide le plus un enfant à apprendre n'est pas un parent qui refait la classe le soir, mais un cadre calme, des attentes claires, une aide qui laisse l'enfant faire, et quelques façons de réviser dont l'efficacité est démontrée. Il dit aussi ce qui n'aide pas, ce qui abîme la motivation, et à quels signes une difficulté dépasse la méthode.
- Thématique
- Étudier · Attention & concentration
- Pour qui
- Pour un proche
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Le programme
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Questions fréquentes
Dois-je vérifier tous ses devoirs ? Chez un jeune enfant, un coup d'œil pour s'assurer que le travail est fait, oui. Corriger chaque erreur, non : l'enseignant a besoin de voir où l'enfant en est. En grandissant, remplacez la vérification quotidienne par un point régulier sur l'organisation.
Faut-il prendre des cours particuliers ? Cela peut aider, surtout pour une difficulté ciblée dans une matière, ou quand les devoirs sont devenus une source de conflit entre vous. Choisissez quelqu'un qui fait travailler l'enfant — qui le fait expliquer, se tester, refaire — plutôt que quelqu'un qui fait les exercices pendant que l'enfant regarde. Et si la difficulté touche la lecture, le calcul ou l'attention dans leur ensemble, une évaluation passe avant les cours particuliers.
Les cahiers de vacances servent-ils à quelque chose ? Un peu de lecture et quelques rappels réguliers pendant les vacances limitent l'oubli, surtout après une année difficile. Cela n'a pas besoin d'être un cahier, ni d'occuper les journées. Quelques minutes, deux ou trois fois par semaine, et beaucoup de lecture pour le plaisir, suffisent.
Mon enfant dit qu'il est nul. Ne le contredisez pas par un « mais non, tu es très intelligent » qui glisse sans atteindre. Revenez aux faits : « Tu trouves ça difficile en ce moment. Qu'est-ce qui est difficile, exactement ? » Puis montrez-lui un progrès concret qu'il a fait. Si la phrase revient sans cesse, s'accompagne de tristesse, de repli ou de refus d'aller à l'école, parlez-en à un professionnel.
Est-ce que parler deux langues à la maison le retarde à l'école ? Non. Le bilinguisme ne cause pas de trouble du langage ni de trouble des apprentissages. Un enfant bilingue peut connaître moins de mots dans chacune de ses langues pendant un temps, mais pas moins de mots au total. Continuez à lui parler dans la langue où vous êtes le plus à l'aise. En revanche, un retard de langage présent dans les deux langues mérite un avis.
Faut-il le laisser échouer à un contrôle pour qu'il comprenne ? Pour un adolescent et un enjeu modeste, laisser une conséquence arriver peut être formateur, à condition d'en parler ensuite pour en tirer une méthode, pas une leçon de morale. Pour un jeune enfant, l'échec répété sans aide apprend surtout que l'effort ne sert à rien.
Mon enfant apprend très vite et s'ennuie. Que faire ? Proposez-lui de l'approfondissement plutôt que de l'avance : des livres plus riches, des projets, des questions ouvertes, des activités où il doit fournir un effort réel. Un enfant très capable qui n'a jamais eu à persévérer peut être déstabilisé le jour où les choses deviennent difficiles ; apprendre à peiner fait aussi partie de ce qu'il doit apprendre. Parlez-en avec l'enseignant.
Les jeux vidéo nuisent-ils aux résultats scolaires ? Ce qui pèse le plus n'est pas le jeu lui-même, mais ce qu'il remplace et le moment où il a lieu : le sommeil, les devoirs, la lecture, l'activité physique. Un temps de jeu cadré, après le travail et loin du coucher, pose rarement problème. Une perte de contrôle réelle, avec abandon des autres activités et conflits majeurs, justifie un avis.